25 juin 2004
Première phrase (1)
" Lorsque j'avais dix ans, je faisais partie d'un groupe d'enfants que, tous les dimanches, on mettait aux enchères."
L'Enfant de Noé, Eric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel
Soudain un doute m'étreint....
Juste au moment où je change d'outil de blog, ma nièce l'étoile répond à un questionnaire de skynetblogs, un profil auquel se sont soumis certains blogueurs de cette communauté.
Voilà ce qu'elle dit : Le Skynet blogueur que vous auriez aimé être ? Moi, je me conviens mais, pour répondre vraiment, Pakerette (http://frenchee.skynetblogs.be) ou Brigitte (http://deuxplusquatre.skynetblogs.be)
Vos Skynet blogs de chevet ? Mes blogs-liens : deuxplusquatre (http://deuxplusquatre.skynetblogs.be), etc.
Ai-je bien fait de migrer ?
Bof, qui vivra verra (Aragon).
Ma fille
Mo, ma grande fille à moi, a écrit à mon propos un billet gentil tout plein sur son blog (dont je n'aime pas du tout le nom, mais voilà...)
Ce texte me touche profondément. Mo écrit comme elle parle, avec émotion et justesse. Etre le sujet d'un de ses textes, c'est déjà très chouette. Pourtant, ce qu'elle a écrit, avec son énergie et sa tendresse, je ne suis pas sûre d'y croire moi-même. Mais j'aimerais bien être la personne qu'elle décrit, ça oui.
Lire ici
Perspicace ? Est-ce que j'ai une g... de perspicace ?
Cette semaine, Driss et moi, Mo aussi (d'un oeil), nous avons regardé Starship Troopers à la télé. Expérience assez ahurissante, où l'on ne savait trop s'il fallait regarder le film au premier degré (militariste et fasciste) ou au second degré (une parodie des films militaristes et fascisants). Les soldats étaient beaux et virils, les soldates belles et féminines (sachant rester à leur place), les dialogues et les situations très très clichés. A chaque moment dramatique, le soldat qui agonise dans les bras d'un autre, le vaillant commandant qui préfère la mort à la mutilation, le second rôle qui meurt de manière atroce sous les coups de l'ennemi, Driss et moi hurlions de rire. L'ennemi, ce sont des bestioles arachnoïdes dirigées par un cerveau. Un des soldats dit, vers la fin du film, d'un ton pénétré, qu'il s'agit "d'une espèce de parasite féroce et perspicace".
Driss : tu crois qu'il parle de Nana ?
Depuis, le surnom colle à la peau de ma petite punaise préférée.
Hier, elle a éclaté en sanglots: "Pourquoi vous me traitez toujours de parasite... Pourquoi vous ne m'appelez pas 'mon ange', ou 'ma chérie'?"
Je la prends sur mes genoux, j'essuie ces larmes. "Puisque ça te dérange tellement, on peut en revenir à ce qu'on te dit d'habitude, des trucs comme "ma puce", ou bien...."
Driss : "Emmerdeuse ?"
Mo : "Punaise ?"
Dodo : "Petite fille pas très sage ?"
Pascal : "Pisseuse ?"
Je lève les yeux au ciel.
Nana redouble de sanglots : "Vous voyez, vous ne m'aimez paaaas !"
Moi : "C'est malin !"
Les autres se précipitent sur Nana, l'enserrent tous ensemble dans leurs bras en lui faisant des bisous, des chatouilles et en lui répétant : "Mais si on t'aime !". Elle sourit au travers de ses larmes.
Et ils m'embrassent tous aussi, tant qu'à faire. Ouf, l'orage est passé.
D'accord. Mais pourquoi c'est toujours moi qui me retrouve en dessous de la pile ?
