Deuxplusquatre

07 avril 2005

La cloche, c'est qui ?

Ce que je retiendrai finalement de ce dimanche 3 avril 2005.

Parce que Jean-Paul II est mort, la Une ertébéenne ne trouve rien de mieux que d'envoyer un équipe de reportage dan une mosquée à Bruxelles, où des enfants suivent les cours de l'école coranique.

"Et vous savez qui c'est, le Pape ?".

Ils ont entre huit et douze ans. Non, ils ne savent pas.

Le reporter se tourne vers une petite fille : "Et toi, tu sais c'est quoi, le métier du Pape ?"

La petite fille chipote ses boucles en hochant la tête : "Ben, c'est lui qui dépose les oeufs dans les jardins ?!"

Sans commentaire

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04 avril 2005

Aphorisme

Cliquez sur l'image pour l'agrandir Je suis pour la liberté d'expression.

Aussi pour la liberté de ne pas écouter.


L'illustration provient d'un petit site sympa qui vous explique tout sur les avalanches : http://www.ac-grenoble.fr/heroult/risqmaj/seconde7/avalanches_hier/avacc.htm

Posté par Brigitte à 16:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Atomiser un cd : spectacle

Et, pour mieux apprécier le phénomène, allez voir l'animation provenant de http://www.prairienet.org/~tatwell/cd_burning.html (en bas de la page)

Posté par Brigitte à 16:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Atomiser un cd : commentaires

Cliquez sur l'image pour l'agrandir Les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus.

Ce qui intéresse les hommes, c'est le phénomène lui-même, qui est assez spectaculaire. Pendant les quelques secondes où les ondes vaporisent l'aluminium du cd, une mini-tempête magnétique se forme à la surface du cd, avec flammes et éclairs à l'appui.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir Ce que préfèrent les femmes, c'est le résultat, c'est-à-dire un objet avec lequel on va pouvoir faire quelque chose, comme ce qu'on voit par exemple dans l'image ci-jointe, qui provient de http://www.bastelmafia.com/Content2440.

Les femmes préfèrent conserver leur micro-ondes et éviter les incendies, ET disposer d'un objet qui va se transformer au gré de leur imagination.

Posté par Brigitte à 16:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Atomiser un cd : explications

Cliquez sur l'image pour l'agrandir En fait, ce sont les informaticiens préoccupés de la destruction de données stockées sur cd qui ont tenté les premiers cette expérience. Une fois que vous avez atomisé (nuke en anglais) un cd, plus question de l'introduire dans un lecteur. Les informations sont vraiment détruites.

Comment ça marche ?

Version masculine du procédé : remplir un gobelet jetable à moitié, le mettre dans le four à microondes. Poser dessus un cd, étiquette vers le haut. Fermer la porte du micro-onde, faire fonctionner le micro-ondes à pleine puissance pendant 8 secondes au maximum. Les ondes provoquent une vaporisation de l'aluminium et craquèlent la surface du disque.

Version féminine du procédé : remplir d'eau, à mi-hauteur, un plat pour micro-ondes. Plonger le cd dedans, étiquette vers le haut. Fermer la porte du micro-onde, faire fonctionner le micro-ondes à pleine puissance pendant 5 minutes au maximum. Les ondes provoquent une vaporisation de l'aluminium et craquèlent la surface du disque.

Voilà le résultat qu'on obtient : illustration provenant de http://members.surfeu.fi/animato/nukedcd.html

Posté par Brigitte à 16:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Atomic café

Cliquez sur l'image pour l'agrandir Et voilà...!
Ce n'est pas le premier cd que je décore, mais c'est le premier que j'ai atomisé d'abord.

Je me suis résolue à tenter cette expérience étrange en regardant les photos sur ce site : http://members.surfeu.fi/animato/nukedcd.html

Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Mais les explications les plus structurées sont sur ce site : http://toast.ardant.net/guide.shtml (en anglais).
L'image provient de http://www.prairienet.org/~tatwell/cd_burning.html

Posté par Brigitte à 16:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Pas de pot !

Pas croyable !

Le 19 janvier, super ! Je n'ai pas le cancer ! Certifié, garanti, assuré suite à une myriade d'examens de toutes sortes.

Le 20 janvier, je me casse la figure en me rendant au boulot. Résultat des courses : la main droite dans le plâtre, puis opération, puis revalidation, et me revoilà deux mois plus tard, avec un pouce pas tout à fait en ordre de marche et une nouvelle opération en perspective.

La vie ne fait pas de cadeau, vraiment !

Enfin, je reprends le cours des choses petit à petit, mais je suis bien marrie de tout ce que j'ai dû laisser en rac pendant ces dernières semaines.

Courage, Brigitte !

Posté par Brigitte à 16:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 janvier 2005

Tsunami de l'image

Dodo a besoin pour l'école de documentation sur le tsunami qui a frappé l'Asie ce 26 décembre. Je me lance dans une recherche sur Internet. Je tombe directement sur le site de la Nasa, dont les photos par satellite sont impressionnantes. Puis sur celui de Wikipedia qui propose une approche du temblement de terre pour les enseignants du primaire et du secondaire. Pas facile de trouver des informations abordables par les enfants. J'ai d'autant plus apprécié cette page du Journal des enfants qui s'efforce de présenter la catastrophe sous différents aspects, mais en mettant surtout l'accent sur l'après-tsunami : comment survivre, comment aider...

Le plus interpellant, sur le net comme ailleurs, ce sont les images, abondantes jusqu'à la saturation, qui donnent à voir absolument tout, quasi minute par minute. Avant, pendant, après le tsunami, des images effroyables, que l'on retrouve sur des sites spécialisés, des sites qui se sont créés à l'occasion, des blogs en tout genre. De pages en pages, les mêmes images reviennent, reprenant à l'infini les mêmes thèmes : la mer arrive; la vague emporte corps et biens sur son passage; les villes et les villages sont détruits; les cadavres s'entassent; l'aide arrive; les gens vont, désespérés, d'un endroit à l'autre, à la recherche de leurs proches; l'aide internationale s'organise; des camps rapidement montés accueillent les réfugiés; la nourriture est distribuée, les soins dispensés; l'ordre remplace très lentement le chaos.

Qu'est-ce qui pourrait figurer dans la documentation de Dodo ?

Pas de photos de cadavres. Elle n'a que neuf ans tout de même et elle a été exposée a suffisamment d'images de ce genre aux journaux télévisés. D'ailleurs, me rappelle-t-elle, son instituteur ne veut pas.

Et puis, pas de photos où l'on voit des gens se bousculer, mains tendues, pendant qu'on leur jette de la nourriture d'un hélicoptère ou d'un camion. Ca embarrasse Dodo. Pourquoi ? Elle ne sait pas, elle trouve seulement que ce n'est pas bien de montrer des gens dans une telle situation."Ils n'ont pas voulu être comme ça.", c'est tout ce qu'elle peut en dire.

Alors j'adopte une approche clinique : je prends des photos par satellites qui montrent la côte du Sri Lanka il y a un an et il y a 3 semaines. Ce type de photos montre l'ampleur de la catastrophe tout en maintenant la distance avec elle. Deux photos de Banda Aceh, l'une avant, l'autre après, valent à mon sens bien d'autres images dans l'économie de leur message. Parmi les pages proposant des photos, celle que j'ai préférée est celle-ci : les photos sont légendées, situées dans leur contexte, et surtout, les gens ont au moins une nationalité sinon carrément un nom. Ce ne sont plus des victimes perdues dans une masse indifférenciée, mais des individus, qui vivent une tragédie personnelle.

Pour illustrer ce post, j'ai gardé cette photo, pour une raison assez simple : parmi toutes les photos que j'ai vues, si on excepte celles de la vague elle-même ou de la destruction qui s'en est suivie, comme la photo de la mosquée de Banda Aceh entourée de ruines, très peu signifient quelque chose par elle-même. Des gens qui déposent une gerbe au bord de l'eau, des enfants qui mangent, des hôpitaux, des membres d'association humanitaire, tout cela sont hélas des images mille fois vues. Je crains que, dans six mois, si on nous montrait à nouveau une de ces photos, il nous sera bien difficile de la situer dans le contexte précis du tsunami du 26 décembre 2004. D'ailleurs, je ne sais même pas si les liens que je place maintenant ne seront pas déjà brisés.

Celle-ci, par contre, je la trouve signifiante, sinon symbolique. Quelle chance y avait-il pour que ces deux êtres se retouvent dans une telle position, lui un soldat américain, elle une jeune fille d'Asie dont on ne connaît pas la nationalité. Il la porte avec aisance et concentration, elle s'abandonne dans ses bras les yeux perdus dans le vague, ils sont perdus au milieu d'un nulle part que la vague vient de créer. Pourquoi la porte-t-il ? On ne sait pas. On sait que seul ce cataclysme-là a pu les réunir ainsi, devant l'objectif d'un photographe. Par delà eux-même, ils symbolisent tant de choses:  l'Asie en deuil, le monde solidaire, le tiers-monde en détresse, l'Amérique toute-puissante. Elle est en demande, il est en position d'offrir. Mais ils appartiennent aussi tous les deux à des groupes minorisés : l'une est cataloguée par le sexe, l'autre par la couleur sombre de sa peau. Ils sont à l'image de ce qui se passe aujourd'hui en Asie, complexes et réclamant notre compréhension et notre vigilance.

C'est pour ça que je voulais que cette photo survive au tsunami de l'image.

J'ai parcouru avec Dodo la documentation que j'avais sélectionnée pour elle. Elle était contente, entre autres, des histoires de sauvetage, comme celle de la petite Tilly. Elle voudrait aider les enfants victimes du tsunami. Je crois que son instituteur a un projet en ce sens.

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12 janvier 2005

Jeu de mots

Dodo regarde la présentation d'un documentaire sur Homo sapiens.

"En tout cas, moi je sais quel genre d'Homo est le Père Noël !"

Nous la regardons tous, intrigués.

"Ben oui, c'est un Homo sapin sapin !"

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10 janvier 2005

Un adieu

J'ai essayé à plusieurs reprises de poster un blog exprimant ma désolation. Une collègue et amie est morte le 10 juillet dans un accident de voiture. Je ne suis pas arrivé à formuler ce que je ressentais. Tout ce que j'écrivais me semblait banal ou carrément trivial. Alors que je voulais parler d'elle, de cet être plein de vie, élégant, rieur, dont la constante bonne humeur vous faisait oublier les épreuves qu'elle avait subie, j'avais l'impression que chaque texte, chaque phrase commencée, ramenait à moi, mes sentiments, ma peine, et je m'en sentais coupable, injuste, hors de propos.

Je me rends compte maintenant que les propos que l'on peut exprimer par rapport à la mort ne doivent contenir ni justice, ni justesse. Les morts sont morts, et quand on les regrette, c'est pour nous-même, pour le sentiment d'absence et d'abandon que leur disparition crée en nous. Confrontée depuis peu à ma propre mortalité, je m'aperçois que je pense à mon éventuelle disparition non pour moi-même, mais pour ceux que je laisserais si ma santé venait à se détériorer.

Nous formons donc un cercle de vie et de mort. Les morts sont morts, les vivants pensent aux morts dans les conséquences que leur absence a dans leur propre vie. Les vivants pensent à leur propre mort et aux conséquences que leur absence aura dans la vie des autres. Est-ce bien ainsi ? En tout cas, c'est la vie.

Ciao Clarisse.

Posté par Brigitte à 09:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]